MG-Tv : Le Blog Homologays d'Alexandre

L'actu gay et lesbienne. Le blog du site www.homologays.com.

22 septembre 2009

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Comment Facebook peut révéler votre homosexualité

Par Paul Parant mardi 22 septembre 2009, à 17h34 | 8193 vues

Plus de: Facebook, internet, vie privée

Les travaux d'une équipe d'étudiants chercheurs l'ont démontré: même si vous n'êtes pas affiché comme «gay» sur votre page Facebook, la consultation des informations de vos «amis» peut vous trahir. Une étude riche d'enseignements.

Montre-moi tes amis, je saurai si tu es gay: ainsi peut-on résumer le résultat d'une expérience menée par Carter Jernigan et Behram Mistree, deux anciens étudiants de l'illustre Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ils ont conçu un logiciel baptisé «Gaydar» qui prédit l'homosexualité d'une personne en dénombrant le sexe et la sexualité des «amis» Facebook de celle-ci. Le résultat serait concluant la plupart du temps. Et nombre de pages Facebook pourraient «outer» leur auteur à son insu, explique le Boston Globe.

Comment ça marche? Simplement en utilisant un principe vieux comme la sociologie ou presque, celui de l'«homogamie»: chacun de nous a tendance à se rapprocher de ceux qui lui ressemblent. C'est ainsi que des médecins épousent plutôt une collègue médecin, à la limite une infirmière, mais beaucoup moins souvent une institutrice… On est plus souvent amis avec des personnes de la même origine sociale ou ethnique que nous – même si c'est peut-être moins fréquent chez les gays, la pratique de la drague contribuant à mixer les populations… En revanche, des gays ou des lesbiennes auraient davantage d'amis du même sexe, ou de la même sexualité, que les hétéros. Le reste n'est que conclusions mathématiques.

La rubrique «intéressé par», cette traîtresse
Ainsi, les chercheurs ont instruit à leur logiciel de croiser les données disponibles sur Facebook de 1.544 hommes qui se disent hétéros, 21 bisexuels, 33 gays – identifiés grâce à leur indication de sexe et à la catégorie «intéressé par» qu'ils ont utilisée (bien qu'elle soit matière à interprétations diverses sur le réseau social) pour en déduire leur sexualité.

Puis ils ont pris les profils de 947 hommes qui n'ont pas rempli la case «intéressé par», et parmi eux, en utilisant leurs connaissances personnelles sur dix de ces personnes, ont vérifié que le logiciel les identifiait tous, effectivement, en tant que gays. La même technique s'est révélée, en revanche, moins efficace pour identifier les lesbiennes et les bisexuels de tous genres.

Vie privée en danger
Bien que les résultats de cette étude, qui n'a pas encore été publiée dans une revue scientifique, soient assez minimes, «c'est un exemple de comment des informations sur nous peuvent être répandues sans même que l'individu en question ait cherché à les dévoiler, même à son propre réseau, explique Carter Jernigan au Boston Globe. Ça met en avant les risques des réseaux sociaux.» De fait, si votre patron, un collègue malveillant, voire une personne utilisant un faux profil, devient votre «ami», il peut, avec une arrière-pensée homophobe, retourner des informations contre vous.

Les risques liés à la vie privée sont à peu près connus depuis la création de réseaux sociaux et particulièrement de Facebook, mais, à nouveau, prudence! Sachez que, sur Facebook, vous pouvez utiliser l'onglet «confidentialité» (sous le menu «paramètres») pour déterminer qui a accès à vos informations, et notamment à votre liste d'amis. On peut bloquer des utilisateurs, décider que votre profil n'est consultable que par vos amis (ou même à un groupe d'amis que vous aurez créé) et surtout pas par tout le monde via un moteur de recherche extérieur. Vous pouvez aussi décider que vos «amis» classés dans la catégorie «profil limité» n'ont pas accès à votre liste d'amis.

Et pour savoir les informations qui circulent sur vous sur le web en général, n'hésitez pas à taper votre nom sur le moteur de recherche 123people. Un site qui réserve parfois de mauvaises surprises…

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19 septembre 2009

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Hystérie collective sur le tournage de «Sex & The City 2»

Par Jeanne Samak samedi 19 septembre 2009, à 10h50 | 2511 vues

Plus de: Sex and the City, Sarah Jessica Parker, Kristin Davis

REPORTAGE. Scène après scène, le nouveau film tiré de la série culte s’écrit dans les rues de Manhattan. Avec TÊTU, une journée de tournage comme si vous y étiez


Sarah Jessica Parker et Kristin Davis "so eighties". (Photo Jeanne Samak/TÊTU)

Au croisement de la Vème Avenue et de la 60ème Rue, le cocktail est toujours le même : boutiques de luxe, trafic monstre, foule pressée. Ce jour-là, une saveur supplémentaire complète le tableau. Des centaines de personnes sont massées contre des barrières, au pied du très chic Plaza Hotel. Elles attendent. Qui ? Pas le temps de poser la question, deux immenses gardes du corps lookés R’nB débarquent à vive allure. Entre eux, on devine une petite bonne femme toute menue. On aperçoit ses escarpins, ravissants et prodigieusement hauts. Et l’on découvre…Sarah Jessica Parker ! Les flashs crépitent, les journalistes s’agitent, les filles poussent des petits cris stridents ponctués de «Ohhh !» et de «Aaaah !». On entend même une voix masculine lancer un génialissime : «Sarah, I love your shoes !».

Avec sympathie, SJP sourit à son public mais c’est d’un coup de talon ferme qu’elle rejoint l’équipe du tournage de «Sex & The City 2». Caméramans, chefs opérateurs, figurants : tout est en place. Kristin Davis, l’incomparable Charlotte York, est de la partie. Ensemble, elle et SJP tournent une scène qui se déroule dans les années 80; quand les héroïnes de la série découvrent New York. Total relooking pour l’occasion : Kristin Davis a un petit air de Bécassine ingénue, avec un improbable ensemble vert, des baskets blanches et un serre tête assorti. Sarah Jessica Parker, elle, se situe entre Jeanne Mas et Rose Laurens : les leggings en dentelle noire, la robe bouffante en tulle , le porte-jarretelles parme portée par-dessus, tout y est ! «On dirait Madonna dans Material Girl», commente une New Yorkaise, amusée.

«Une déclaration d'amour à notre ville»
Sous l’œil fasciné du public, la scène est jouée, rejouée, quatre fois, cinq fois, six fois. Les deux copines traversent inlassablement une petite place, Carrie fumant comme un pompier, Charlotte sautillant comme une joueuse de tennis avant de servir. Entre deux prises, ça papote sec. SJP est souriante, Kristin Davis fait le clown et esquisse des pas de danse. Du côté des fans, on n’en perd pas une miette. Des jeunes touristes espagnoles frisent l‘hystérie. «Carrie Bradshaw, c’est ma muse, lance Raquel. Vous avez déjà vu quelqu’un d’aussi bien habillé pour aller acheter le journal ?». C’est sûr.

Plus loin, des hommes en bras de chemise sortent à peine du travail. Leur ordinateur portable en bandoulière, ils observent, impassibles. Jim, 34 ans, New Yorkais pur souche, avoue qu’il n’arrive pas à reprendre sa route: «On est fiers, explique-t-il. Cette série, on aime ou on aime pas, mais au final, c’est une déclaration d’amour à notre ville». Les policiers, eux, n’ont pas le temps de s’émouvoir. L’un d’eux regarde, horrifié, un chauffeur de taxi Paki faire tranquillement une marche arrière en pleine Vème Avenue, s’arrêter devant les deux actrices, les photographier , et redémarrer en trombe, ravi. «Sweet Jesus», murmure le flic. Qu’il prenne son mal en patience, le film ne sort pas avant mai 2010. Les prises de vue dans les rues de Manhattan ne sont pas prêtes de s’arrêter.

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16 septembre 2009

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Filip des 2Be3 est parti aujourd'hui

Par Rédaction mercredi 16 septembre 2009, à 13h31 | 23278 vues

Plus de: Filip Nikolic, 2Be3, icône gay, Brigade Navarro

Filip Nikolic est mort d'une «surdose médicamenteuse», selon son avocat. Le chanteur et comédien venait d'avoir 35 ans. Retour sur sa carrière en photos et en vidéos.

Une nouvelle icône gay est morte… Filip Nikolic, qui s'était fait connaître comme membre des 2be3 – un objet de fantasmes gays jusqu'à la caricature, dans les années 90 – est décédé cette nuit. Il venait d'avoir 35 ans.

Maître Gibault, son avocat depuis 15 ans, a évoqué «un arrêt cardiaque ou un abus de somnifères», que le comédien «avait l'habitude de prendre pour s'endormir». «Il ne s'est pas réveillé» dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-il indiqué. «C'est un ami qui partageait son appartement, qui est très grand, qui l'a découvert ce matin», précise-t-il à 20 minutes.

Icône des années 90
La France a découvert Filip avec ses amis d'enfance à Longjumeau en région parisienne, Adel (ci-dessous, à droite) et Frank (à gauche), en 1996. Propulsé comme l'un des premiers boys bands français, leur morceau Partir un jour devient un tube à partir du mois d'octobre. Il se vend à 800.000 exemplaires. L'album du même nom s'écoulera, pour sa part, à 2 millions d'exemplaires. Il inclut également les morceaux Toujours là pour toi, Donne, La Salsa et 2Be3.


Dès l'année suivante, sur leur seule popularité, AB Productions et TF1 montent Pour être libre, une sitcom quotidienne qui connaîtra un grand succès et si populaire auprès du public gay que TÊTU écrira qu'elle «risque de faire la ruine de tous les limonadiers du Marais».

En mars 1998, des photos volées de Filip nu dans sa douche sont publiées dans le magazine Entrevue.

Rôle dans Navarro
Après un second album du groupe au succès plus mitigé, 2Be3, ainsi qu'un album live, le chanteur s'était reconverti dans la comédie. Il avait également obtenu un petit rôle dans la superproduction Simon Sez avec le basketteur Dennis Rodman, en 2000. A partir de 2001, il jouait dans la série de TF1 Navarro, puis Brigade Navarro.

En 2006, il avait terminé deuxième de l'émission de télé-réalité Sortez-moi de là je suis une célébrité!, toujours sur TF1. Au théâtre, Filip Nikolic a joué dans des pièces de boulevard telles que Viens chez moi j'habite chez une copine et Drôle de parents aux côtés de Maurice Rich et Julie Arnold en 2007.

Il préparait son retour à la musique
Filip Nikolic s'apprétait à se relancer dans la musique, en solo cette fois. Il avait enregistré de nouveaux morceaux pour un futur album studio. On peut en écouter sur sa page Myspace.

Il était le père d'une fille née en 2005, d'une union qui aura duré dix ans avec sa compagne Valérie, et dont il était séparé.

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15 septembre 2009

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Patrick Swayze, mort d'un sex-symbol

Par Sylvain Zimmermann mardi 15 septembre 2009, à 13h22 | 4235 vues

Plus de: hommage, Patrick Swayze, Dirty Dancing, Point Break, Whoopi Goldberg

L’acteur américain révélé par «Dirty Dancing» et «Ghost» est décédé lundi d’un cancer du pancréas. Belle gueule du cinéma des années 80, il avait vite conquis les spectateurs du monde entier grâce à ses rôles émouvants... et parfois délirants.

Patrick Swayze est mort hier, lundi 14 septembre, à l’âge de 57 ans des suites d'un cancer du pancréas. Depuis plus d’un an, l’acteur révélé par Dirty Dancing luttait avec courage contre la maladie, sans en faire étalage. Jusqu’au bout, il était resté un homme discret, digne, sans histoires, loin des frasques habituelles des stars d’Hollywood.

Rôles émouvants
Bien qu’il n’ait plus connu le succès depuis Point Break, extrême limite (1991), action movie sur fond de surf - qui a mal vieilli mais reste culte pour beaucoup de gays -, Patrick Swayze n’était jamais réellement tombé dans l’oubli. Il semblait avoir acquis un statut de sex-symbol éternel par sa performance dans Dirty Dancing (1987) et le drame Ghost (1990), où il donne la réplique à Demi Moore et Whoopi Goldberg. Patrick Swayze nous a fait pleurer plus d’une fois dans ces deux long-métrages, qui ont marqué des générations d’ados dans les années 80. Qui n’a pas versé au moins une larme sur la scène des retrouvailles avec Bébé dans Dirty Dancing, sur le titre She’s Like The Wind (qu’il a composé) ou sur le final de Ghost?

L’acteur a également fait fantasmer plus d’un garçon avec son regard plein de douceur et ses muscles saillants. Un physique parfaitement sculpté par des années de danse, dans les écoles des prestigieux ballets Harkness et Joffrey et dans plusieurs comédies musicales (Grease et Skatetown). Patrick Swayze était déjà une icône à la fin des 80. En 1992, le magazine People en avait d’ailleurs fait en toute logique «L’homme vivant le plus sexy». La même année, il tourne un rôle plus dramatique dans La Cité de la joie, de Roland Joffé, où il interprète un médecin américain parti à Calcutta, en Inde.

Drag-queen délirante
Après ses années de gloire, Patrick Swayze continua de tourner, sans chercher à faire un véritable come-back. On l’a ainsi vu dans Donnie Darko (2001), aux côtés de Jake et Maggie Gyllenhaal ou, plus surprenant encore, en 1996, en drag-queen délirante, avec Wesley Snipes et John Leguizamo, dans Extravagance (To Wong Foo, Thanks for Everything! Julie Newmar).

Enfin en 2004 il avait fait une courte apparition dans Dirty Dancing 2, suite désastreuse soldée par un échec commercial, que tout le monde a heureusement oublié. On préfère garder à jamais le souvenir de sa performance inoubliable dans le film original. «Eh Baby…»

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09 septembre 2009

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C'est prouvé: les gays sont accros au porno!

Par Luc Biecq mercredi 09 septembre 2009, à 18h11 | 8275 vues

Plus de: étude, Marc Dorcel, préservatif, porno

On s'en doutait, mais une étude le prouve: la quasi-totalité des gays en France a déjà visionné un film X. C'est le résultat d'une étude commandée par le groupe Marc Dorcel pour son trentième anniversaire.

Fini le temps du plaisir solitaire! Pour fêter les trente ans d'existence de sa maison de production, Marc Dorcel, producteur légendaire, a fait réaliser une enquête par l'institut de sondage Ifop*.

Résultat: près de neuf Français sur dix (89%), tous sexes confondus, disent avoir déjà visualisé un porno. Cette proportion monte à 43% chez les hommes de moins de 35 ans qui en regardent au moins un par mois. 11% des hommes avouent même en avoir déjà vu un sur leur lieu de travail. Le goût du porno n'est pas lié à une solitude sexuelle quelconque, puisque, d'après cette étude, ceux qui font le plus l'amour sont aussi ceux qui matent le plus de porno.

Une habitude chez les gays
Plus réceptifs, plus consommateurs, les homosexuels (majoritairement masculins dans l'étude Dorcel-Ifop) sont fans de porno: 100% des homos disent avoir déjà visionné un film X. Dans le lot, 30% regardent un porno au moins une fois par semaine et 5% au moins une fois par jour!

Mais attention, vous êtes nombreux à estimer qu'il a une fonction d'enrichissement derrière tout cela. Plus de la moitié (51%) des gays disent ainsi que le X incite à tester de nouvelles pratiques sexuelles (contre 30% pour les hétéros). Le visionnage version gay permet aussi de parler davantage de sexualité avec son partenaire (pour 50% des homos contre 34% des hétéros) et de nourrir les fantasmes (49% contre 33%). Le seul chiffre où les gays et les hétéros affichent un résultat commun, c'est l'excitation: 38% trouvent que le X stimule le désir.

«Le préservatif ne fait pas fuir les téléspectateurs»
Côté stratégique, Grégory Dorcel, directeur général du groupe du même nom, garantit la poursuite d'une production 100% safe. «Le préservatif ne fait pas fuir les téléspectateurs, déclare-t-il. La protection, pour nous, est normale et banale, notre succès le prouve.» La croissance du groupe (+144 % ces cinq dernières années) montre qu'un bel orgasme joliment filmé continue à captiver. Amis érotomanes, réjouissons-nous!

* Etude menée auprès de 1.016 personnes du 30 juin au 2 juillet 2009, réalisée par des questionnaires dits «auto-administrés»: les répondants ont répondu sur Internet et non à un enquêteur téléphonique.

Photo: DR.

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Encore une Agression d'un gay à Metz

Un Messin d'une trentaine d'années arpentait la promenade de l'île du Saulcy, à Metz, samedi 5 septembre au soir, espérant faire une agréable rencontre. Le lieu est réputé depuis de nombreuses années pour être un endroit de rencontres homosexuelles.

Traquenard
Et justement, David, bénévole chez AIDES, a été abordé par un jeune homme. Les deux garçons ont fait quelques pas, le long d'un des bras de la Moselle, entre campus universitaire et camping municipal, puis se sont dirigés vers le pont des Morts.

Selon le témoignage de David, ils se sont arrêtés sous le pont, où des alcôves servent de refuge aux couples en mal d'amour. Il était 21 h, la nuit venait de tomber. Deux hommes ont surgi de l'ombre. Le garçon de rencontre s'est aussitôt joint à eux. Il s'agissait d'un traquenard ! Les trois agresseurs ont demandé à David de vider ses poches. «Je n'ai rien sur moi...» Ils l'ont alors ceinturé, commençant à le frapper.   

La tête maintenue sous l'eau
David assure que ses agresseurs n'ont même pas cherché à le fouiller. Les coups ont continué à pleuvoir. David s'est écroulé au sol. Le passage à tabac a redoublé de violence. Le malheureux a tenté de fuir en se jetant dans la Moselle. La profondeur n'est heureusement que de quelques centimètres à cet endroit très large de la rivière. Un des agresseurs s'est lancé à la poursuite de David, l'a rattrapé, et lui a maintenu la tête dans l'eau durant plusieurs secondes. L'homme a lâché la tête de sa victime en entendant arriver du monde. Les trois agresseurs sont repartis.

David s'est alors traîné jusqu'à un poste de police voisin de quelques centaines de mètres. Les policiers ont alerté les secours, qui ont transporté le bénévole de AIDES à l'hôpital. Il souffre d'une fracture de la mâchoire, avec une incapacité fixée à 21 jours. 

Enquête ouverte
David a déposé plainte, et a trouvé du soutien à l'association LGBT de Metz, Couleurs Gaies. Son président estime que «si aucune injure homophobe n'a été lancée, le caractère homophobe de l'agression est clairement établi par le mode opératoire (avec appât), le lieu (un endroit de rencontres réputé), la victime (identifiée comme gay)». Une enquête a été ouverte. Le procureur de Metz décidera des suites à donner à cette affaire.

Face à ces agressions, on ne peut que renouveler les conseils de prudence sur les lieux de drague. Sortez avec le minimum d'effets personnels et d'objets de valeur, et n'hésitez pas à vous munir d'un sifflet qui pourra vous servir à donner l'alerte en cas de problème. Si vous avez été agressé, ne craignez pas de porter plainte immédiatement. Des recommandations à retrouver dans le précieux Guide gay de la drague mis à disposition sur le site de SOS Homophobie.

(Source : Têtu.com)

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24 août 2009

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L'affiche du concours TÊTU pour la capote révélée aux Parisiens

Par Rédaction jeudi 20 août 2009, à 13h30 | 6472 vues

Plus de: Têtu, sida, vih, Amanda Lear, Stéphane Bern, concours, capote, la capote protège du sida, Têtu+, Odette

L'affiche du concours organisé par TÊTU sur le thème «La capote protège du sida» est diffusée en exclusivité depuis ce matin sur 200 kiosques parisiens, avant la campagne nationale la semaine prochaine.

Comment prendre la parole, en 2009, pour lutter contre la hausse des contaminations ? TÊTU est le seul mensuel français en kiosque qui parle chaque mois du sida et de son actualité dans une rubrique dédiée. C’est la seule entreprise à concevoir, tous les deux ans, un guide, le Guide Têtu + destiné aux personnes séropositives, aux soignants, à ceux que le sujet intéresse. En 2009, TÊTU franchit une nouvelle étape. Celle de la prise de parole publique, celle de l’incitation à l’usage du préservatif.

Une affiche déclinée en trois versions
L’idée cheminait depuis novembre 2008. Le slogan « La capote protège du sida » a rapidement fait l’unanimité, et l’équipe du journal a donc décidé qu’il devait illustrer une affiche. Suite au lancement d’un concours international, des projets de grande qualité nous ont été envoyé par des gens de tous âges. Le jury (1), après moult discussions et divers tours de votes, a fait un choix: l'affiche vite surnommée «Odette», déclinée aussi en version «Louis» et «Kevin». Le vainqueur du concours est un directeur artistique de 33 ans, Loulou, qui vit à Garches, en banlieue parisienne, et travaille dans une célèbre agence de pub.

Outre les kiosques, l’affiche gagnante de notre concours sera visible dans toute la France chez des marchands de journaux et en devanture de pharmacies. Puis, jusqu’à la fin mars 2010, dans différents formats, sur les panneaux des réseaux d’affichage.

Sans même avoir eu connaissance du choix créatif du jury, resté secret jusqu’à la parution de cet article, des entreprises et des institutions ont apporté leur soutien à ce projet. Nous leur disons merci. Un vrai beau merci, honnête et... têtu. Parce que la prévention ne peut pas attendre.

(1) Composition du jury: Stéphane Bern, journaliste; Luc Biecq, journaliste, chef de rubrique santé du magazine Têtu; Jean-Michel Cohen, médecin nutritionniste et auteur; Caroline David, directrice des Arts visuels de Lille 3000; Julia Hilmer, directrice de l’agence No Good Industry; Catherine Kapusta-Palmer, coordinatrice des questions de sida au Planning Familial et membre du Conseil national du sida; Than Le Luong, médecin, directrice de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes); Amanda Lear, artiste; Norbert Pochon, fondateur et directeur exécutif du magazine Têtu; Gérard Siad, président du Syndicat national des entreprises gaies (Sneg).

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17 août 2009

Ces capotes qui veillent sur vous

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11 août 2009

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Metz: une lesbienne frappée dans l’indifférence générale

Par Gwenaël André lundi 10 août 2009, à 18h06 | 1421 vues

Plus de: lesbophobie, Metz

Une jeune femme de 30 ans a été bousculée puis frappée à terre, lundi dernier, après avoir été couverte d'injures lesbophobes. Une enquête est en cours, et une marche de soutien a eu lieu ce week-end.

Trois jeunes femmes marchaient tranquillement dans la rue Serpenoise, une grande artère de Metz, vers 20 heures, lundi 3 août, quand elles ont été prises à partie par trois hommes d'une vingtaine d'années. «J'ai entendu des voix qui disaient "c'est quoi ça, deux lesbiennes, c'est pas normal". J'ai demandé à ces personnes de nous laisser tranquilles», explique Isabelle C., 30 ans, gestionnaire en ressources humaines. En réponse, elle est rabrouée vertement par un des garçons. Aucune des jeunes femmes ne se donnaient la main ou ne portaient de signes particuliers. «On ne faisait rien de spécial, on allait manger. Moi, je suis un peu garçon manqué, avec une coupe de cheveux courte», précise Isabelle, qui a demandé, une seconde fois, aux trois hommes de cesser de les importuner.

Ses deux amies l'ont prise par le bras, lui disant de «laisser tomber». Mais des injures de nature sexuelle ont succédé aux insultes homophobes. Les mots orduriers ont fusé. Isabelle ne s'est pas démontée, exigeant des excuses immédiates. Puis tout s'est déroulé très vite. Le plus vindicatif des trois hommes a empoigné la jeune femme, la jetant à terre. Sa tête a heurté le pavé sur le côté droit.

Aucun passant n'est intervenu
«Ensuite, je ne me souviens plus de rien, je me suis évanouie... » L'agresseur a pris son élan pour donner un très violent coup de pied dans les cervicales de la jeune femme. Une bonne dizaine de passants se trouvaient dans la rue, à quelques mètres. Personne n'est intervenu. Les trois hommes sont repartis sans être inquiétés par quiconque, laissant leur victime à terre, inconsciente, et ses deux amies en proie à l'affolement. Isabelle a été admise à l'hôpital de Metz quelques instants plus tard où elle a retrouvé ses esprits. La jeune femme est ressortie trois heures plus tard, une minerve autour du cou. «Je suis allée déposer plainte vers minuit au commissariat de Metz, où j'ai été très bien accueillie. Le lendemain, j'ai contacté l'association Couleurs Gaies...»

Une marche de soutien a été organisée, samedi 8 août, sur les lieux de l'agression, par l'association LGBT de Metz. 150 à 200 personnes ont répondu présent. Militants LGBT, mais aussi d'organismes de défense des droits de l'homme. Une enquête a été ouverte. Elle s'annonce difficile. La caméra de surveillance installée dans la rue piétonne était hors service.

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04 août 2009

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Fusillade de Tel Aviv: Israël et la communauté LGBT sont sous le choc

Par Rédaction dimanche 02 août 2009, à 19h12 | 2019 vues

Plus de: Israël, Tel Aviv, attaque

MIS À JOUR. Les recherches se poursuivent pour retrouver l'homme qui a ouvert le feu dans un centre LGBT de Tel Aviv, samedi, tuant deux personnes. Un crime de haine qui consterne la communauté homo et la classe politique israélienne.

Bouleversés, traumatisés. Les membres de la communauté LGBT de Tel Aviv, ville israélienne considérée comme la plus «libérale», sont sous le choc après l'attaque contre un centre d'aide aux homosexuels qui a fait deux morts et quinze blessés dans la nuit de samedi à dimanche. Des drapeaux arc-en-ciel ont été placardés près du lieu du drame et des bouquets de fleurs y ont été déposés. Des slogans comme «la mort des droits de l'Homme», «A bas l'homophobie», ou «nous n'avons pas peur» ont été affichés sur les lieux.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche après-midi près du centre pour protester contre l'attaque, dénonçant un crime haineux et exprimant leur solidarité avec la communauté LGBT. «Il y a beaucoup de haine au sein de la société israélienne et j'espère qu'on trouvera un moyen pour la combattre et y mettre fin», explique Meir Galis, 30 ans, alors que plusieurs dizaines de personnes agitent des drapeaux arc-en-ciel.

«Israël pris pour cible»
Yael Relevi remarque quant à lui que cette fusillade intervient après une longue série d'attaques et de menaces à l'encontre de la communauté homosexuelle ces dernières années. En 2005, un Juif orthodoxe avait blessé trois participants de la Gay Pride à Jérusalem en les poignardant. «J'ai été bouleversé quand j'ai réalisé qu'on faisait l'objet d'une telle haine», explique Yael, 22 ans.

Yoav Zemer, 58 ans affirme refuser de se laisser intimider. Mais il ne peut retenir ses larmes. «L'incident d'hier se reproduira. Nous ne sommes pas les seules cibles, il a pris pour cible Israël qui était source de fierté et de pluralisme», affirme-t-il.

Tolérance et violence
«Nous appelons tous les députés à mettre fin aux incitations à la haine en général, non seulement à l'encontre de la communauté des gays», affirme Yitzik Dror, un porte-parole de la communauté des gays et lesbiennes.
 
Gal Ochovski, membre de la communauté des gays d'Israël, explique lui que «toute personne vivant en Israël sait que dans un tel climat de violence, une telle chose peut arriver. Israël est à la fois un endroit très tolérant pour les gays et lesbiennes et un endroit très violent». «Parfois, malheureusement, les deux peuvent se heurter», ajoute-t-il.


L'une des victimes, Nir Katz, était un jeune homme âgé de 26 ans (capture vidéo du reportage ci-dessous).

La classe politique israélienne a également affiché sa consternation, et sa détermination à lutter contre l'homophobie. Le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu a ordonné à la police de faire tout son possible «pour retrouver l'assassin et le traduire en justice». Le président de l'Etat Shimon Peres a déclaré pour sa part que «ce meurtre choquant» était «intolérable pour toute société éclairée».

La dirigeante de l'opposition, Tzipi Livni, est venue quant à elle exprimer sa solidarité lors de la manifestation à Tel-Aviv. «Même si nous ne savons pas à ce stade les motifs du meurtrier et son identité, une chose est certaine,
c'est qu'il a agi par haine», a dit la numéro un du parti centriste Kadima.

Deux victimes

Selon les dernières informations de la police, l'attaque a fait deux tués, Nir Katz, un jeune homme de 26 ans, et Liz Tarbishi, une jeune fille de 17 ans. «Tout indique qu'il s'agit d'un acte criminel, et pas d'une attaque terroriste, dirigé contre la communauté des gays et lesbiennes», a déclaré le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.

La ville côtière de Tel Aviv est connue depuis des années comme étant le bastion de la communauté homo d'Israël. L'image de la ville contraste avec un conservatisme général dans la société israélienne et un dégoût public à l'égard des gays et des lesbiennes exprimé par les groupes religieux.

Avec AFP.

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