25 novembre 2009
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Adam Lambert, Neil Patrick Harris, Cyndi Lauper… Les 100 qui ont fait 2009
Par Myrtille Rambion lundi 23 novembre 2009, à 19h55 | 3901 vues
Le top 100 des personnalités qui ont le plus œuvré pour la communauté LGBT aux États-Unis vient d'être publié par le magazine gay «Out». En chefs de file, Adam Lambert, Cyndi Lauper ou Rob Marshall. Passage en revue de ces personnalités de l'année.
Le magazine gay américain Out a publié la liste des 100 personnalités LGBT ou friendly qui ont fait l'année 2009 (le palmarès et les portraits des heureux élus sont à retrouver ici). Pour faire partie de ce club restreint, un critère simple mais de taille: avoir œuvré pour la communauté et sa visibilité. Ce qui explique que ce top 100 soit en grande partie composé de personnalités du spectacle, de la télévision ou de la littérature. À l'image des cinq retenues pour illustrer la couverture de l'édition papier du magazine en tant que «promo 2009» («Class of 2009») : Adam Lambert, Wanda Sykes, Cyndi Lauper, Dan Choi et Rob Marshall.
S'il n'est plus besoin de présenter la chanteuse Cyndi Lauper, l'une des plus ardentes supportrices des droits LGBT au monde, pas plus que le réalisateur Rob Marshall (Annie, Chicago, Nine), ce n'est peut-être pas le cas des trois autres leaders de ce classement, dont la notoriété n'est pas tout à fait la même de ce côté-ci de l'Atlantique.
«Nouvelle Star» à l'américaine
Ainsi, Adam Lambert est le premier dauphin gay de la Nouvelle Star américaine, American Idol. Avec ses prestations glam-rock et son look androgyne à souhait, le chanteur de 27 ans avait ravi pas mal de suffrages dans la communauté gay. Mais depuis son coming out en Une de Rolling Stone, il est passé à la vitesse supérieure. Pour preuve, sa prestation de dimanche soir aux American Music Awards où il a choqué une partie de l'Amérique en simulant une fellation sur scène avec l'un de ses danseurs (voir l'article et la vidéo ici).

Dans le registre de la visibilité au petit écran, on notera aussi la présence dans le classement de Scott Evans (ci-dessus à gauche), l'un des chouchous de TÊTU pour son rôle dans le soap américain One Life to Live. Ouvertement gay, il joue dans cette série le rôle d'un policier qui assume difficilement son homosexualité, mais qui se balade volontiers torse nu (voir l'article de TÊTU). Autre gay sur scène comme en ville, Adamo Ruggiero (ci-dessus à droite), qui joue dans Degrassi: the Next Generation, la suite des mythiques Années collèges des 80's.
Wanda Sykes, elle, est une comique (Evan tout-puissant, Will & Grace) qui a décidé de faire son coming out à l'occasion d'une manifestation contre la Proposition 8. Depuis ce jour, elle est de tous les événements LGBT ou presque. Quant à Dan Choi, il s'agit d'un lieutenant de l'armée américaine, diplômé de la prestigieuse Académie militaire de West Point, vétéran d'Irak, devenu le symbole du combat contre la politique du «Don't ask, don't tell», depuis son coming-out médiatique dans le Rachel Maddow Show.
Pedro Almodovar et Ilene Chaiken aussi
Parmi les autres membres de ce top 100, l'acteur Neil Patrick Harris, le réalisateur Pedro Almodóvar, la comédienne Kelly McGillis, le producteur et créateur de Desperate Housewives Marc Cherry, les écrivains Edmund White (The Joy of Gay Sex, Un jeune américain) et Sarah Waters (Caresser le velours, Du bout des doigts), ou encore Ilene Chaiken la créatrice de The L Word (lire l'interview à TÊTUE.COM), ainsi que Chaz Bono (lire un portrait ici).
Photos: Jason Bell.
23 novembre 2009
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Les chiffres préoccupants de l'enquête Prevagay
Par Rédaction mercredi 18 novembre 2009, à 11h09 | 3492 vues
Peu voire pas de dépistage, statut sérologique ignoré, pratiques à risque... Les premiers résultats de l'étude Prevagay dans les établissements gays parisiens sont tombés, et montrent qu'il ne faut pas relâcher les messages de prévention.
L'enquête Prevagay, lancée au printemps dernier dans des établissements gays parisiens, vient de livrer ses premiers résultats. Près de 18% des participants à cette étude (approchés dans quatorze bars, saunas et backrooms gays parisiens) étaient séropositifs, dont 20% qui ne connaissaient pas leur séropositivité, selon les premiers résultats publiés mardi par l'Insitut de Veille sanitaire (InVS).
Données de terrain
L'objectif de Prevagay était de mesurer la proportion réelle de personnes porteuses du VIH, en recueillant les déclarations des participants sur leur statut sérologique supposé, mais surtout en confrontant ces déclarations aux analyses d'une goutte de sang prélevé. Outre des données biologiques objectives, cette enquête souligne ainsi la méconnaissance des personnes interrogées sur leur statut sérologique. En soi, l'échantillon de personnes retenues dans cette étude ne permet pas de tirer une généralité valable pour l'ensemble des gays, mais il sous-entend que dans les autres études, qui reposent uniquement sur les déclarations des participants, la proportion de séropositifs est sans doute sous-estimée.
Ces résultats devraient donc permettre de renforcer la prévention et le dépistage parmi les gays, alors que les données en Europe et en France dépeignent, selon l'InVS, «une situation préoccupante: les rapports sexuels entre hommes sont le seul mode de contamination pour lequel il n'ait pas été enregistré de baisse des nouvelles contaminations depuis le début de la décennie».
Au moins un rapport non protégé pour 57% des participants
Au total, 917 hommes ont accepté de participer à l'enquête. Sur les 886 tests et questionnaires validés, 157 participants ont été diagnostiqués séropositifs pour le virus du sida, soit 17,7%.
Ces hommes possédaient un niveau d'étude élevé, étaient majoritairement nés en France, et déclaraient un nombre important de partenaires sexuels masculins occasionnels (26% plus de 50 partenaires dans les 12 derniers mois). Mais, plus grave, 57% déclaraient avoir eu au moins une pénétration anale non protégée dans cette période.
Peu voire pas de dépistages
Parmi ces hommes séropositifs, un sur cinq ignorait son statut sérologique positif. Ces hommes sont en moyenne plus jeunes que ceux qui connaissaient leur séropositivité, avec un âge médian de 37 ans (contre 41 ans). Autre enseignement préoccupant, 22% n'avaient jamais eu recours au test de dépistage VIH dans leur vie, alors que les scientifiques insistent régulièrement sur le danger d'une prise en charge tardive de la maladie. Plus on se soigne tôt, plus les traitements sont efficaces, c'est le message qu'il faut continuer à marteler vers ceux qui évitent les tests de dépistage.
Première en France, cette étude a été réalisée avec le soutien des associations lesbiennes, gaies, bisexuelles et transsexuelles ainsi qu'avec l'Agence nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS). Les résultats finaux (intégrant les hépatites B et C) seront communiqués au premier trimestre 2010.
Avec AFP. Photo: Fotolia.
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L'histoire d'amour entre deux frères qui passionne le Brésil
Par Louis Maury dimanche 22 novembre 2009, à 09h30 | 6473 vues
Après le tabac de sa bande-annonce et d'autres extraits ultra-sensuels sur le web, «Do Começo ao Fim», film brésilien sur une passion interdite entre deux frères, arrive enfin dans les salles brésiliennes. Surfant sur le scandale qu’il suscite… Explications.

«Évidemment, si vous mélangez de l'amour, du sexe, de l'homosexualité et de l'inceste… ça secoue», fait remarquer le producteur de Do Começo ao Fim, Fernando Libonati. Et le réalisateur Aluisio Abranches d'ajouter, comme s'il voulait balayer la polémique: «Il s'agit surtout d'une histoire de passion entre deux hommes qui ont le droit de s'aimer.» Une histoire qui a, en tout cas, déclenché au Brésil un énorme battage médiatique...
Julieta est médecin. D'un premier mariage avec un Argentin est né avec Francisco. Remariée à un architecte, elle a un autre fils, Thomas, six ans après. Dès leur plus jeune âge, les deux frères vont développer une relation très forte. Trop forte pour leurs proches… 
Les deux acteur principaux sont d’anciens mannequins
Les personnages de Francisco et Thomas adultes sont incarnés par João Gabriel Vasconcellos (ci-dessus avec les cheveux courts) et Rafael Cardoso (à gauche). C'est leur première apparition au cinéma. Le premier, âgé de 29 ans, était jusqu'ici mannequin à l'agence Ford. Le second, qui n’a lui que 24 ans, a lui aussi été mannequin et a commencé sa carrière dans la telenovela Beleza Pura en 2008 sur Rede Globo.
Présenté le 12 novembre à Rio en avant-première –et en ouverture– au Festival Mix Brasil, qui a pour thématique la diversité sexuelle, le film a fait forte impression, dans ce qui est le plus grand festival de cinéma LGBT. Une plate-forme de lancement idéal pour Do Começo... (en VF, «Du début à la fin») qui sort sur les écrans locaux le 27 novembre. Même si le troisième film de Aluisio Abranches n'a pas vraiment besoin de promotion… 
La bande-annonce a été téléchargée 700 000 fois
Depuis la mise en ligne en juin dernier de la bande-annonce sur le web, celle-ci été déjà téléchargée 700 000 fois dans le monde! Sans parler d'un autre extrait encore plus brûlant, savemment instillé sur le web, où l'on voit les deux acteurs alterner une danse langoureuse et d'autres ébats (voir ci-dessous). Un site (docomecoaofim.com.br) a récemment été mis en ligne pour présenter tout ce qu'il faut savoir sur le film.
Et en attendant la sortie du film sur les écrans brésiliens, la production reconnaît avoir des propositions d'achat du monde entier. Co-Produit avec l'Argentine et l'Espagne, Do Começo... va sûrement faire connaître les deux acteurs principaux, João Gabriel Vasconcelos et Rafael Cardoso. Leur prestation, qui fait la part belle à des moments très intimes, semble donc séduire. Il est vrai qu'une grande partie du film repose sur la beauté presque irréelle de ce couple. Trop beaux, trop parfaits, trop idéaux dans une histoire trop rose ont d'ailleurs jugé quelques critiques. Quoi qu'il en soit, ne boudons pas le plaisir des yeux, d'autant que les deux apollons sont en plus très bien mis en valeur par la photo du Suisse Ueli Steiger. Une pointure qui a signé aussi l'image de Godzilla et du Jour d'après, deux blockbusters hollywoodiens de Roland Emerich…
En revanche, une sortie française n'est pas encore à l'ordre du jour. Et devrait se faire par le biais du DVD.
Do Começo ao Fim, d’Aluisio Abranches. Avec : João Gabriel Vasconcelos, Rafael Cardoso, Júlia Lemmertz, Fábio Assunção, Louise Cardoso.
Genre: drame. Durée: 1h47. Sortie le 27 novembre au Brésil seulement.
La bande-annonce:
13 novembre 2009
Pauvre Jacques Chirac, maman pas facile...
12 novembre 2009
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Homosexualité et adoption: le front du «non» refait surface
Par Rédaction jeudi 12 novembre 2009, à 13h26 | 1043 vues
Marine Le Pen (Front national), Christian Vanneste et l'UMP, les associations catholiques… pas de surprise dans les cris de protestation contre le droit à l'adoption accordé à une lesbienne.
Sans surprise, la décision du tribunal administratif de Besançon, mardi, d'accorder un agrément d'adoption à Emmanuelle, enseignante lesbienne (lire notre article), a conduit les opposants à l'homoparentalité à exprimer publiquement leur opposition.
Et en premier lieu, le rappel de la position du gouvernement, via son porte-parole Luc Chatel, qui a rappelé que «le gouvernement a eu l'occasion de dire à plusieurs reprises –le président de la République lui-même s'est exprimé sur le sujet– que nous n'étions pas favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels» (lire notre article). «Le modèle qui est le nôtre doit rester celui d'une famille hétérosexuelle», avait en effet déclaré Nicolas Sarkozy, dès 2006. Le député UMP de Seine-Saint-Denis Éric Raoult, signataire de l'Entente parlementaire contre l'homoparentalité, a rajouté hier: «Dès qu'il y a un enfant, il faut un papa et une maman.» Tandis que dans un communiqué, Christian Vanneste, autre député UMP (photo, à droite), a condamné «la malheureuse décision» du tribunal qui «fait l'objet de l'habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuel».
Le FN avec les associations catholiques
L'extrême-droite n'est pas en reste. Marine Le Pen, vice-présidente du Front national (photo, à gauche), dénonce dans un communiqué cette «scandaleuse décision»: «Ainsi donc, sans que les Français ni leurs représentants élus n'en aient décidé, sur simple décision d'une instance européenne et de la Halde, structure technocratique sans légitimité démocratique, on assiste à un bouleversement du droit de la famille.» «Comme dans l'affaire Mitterrand, cette décision consacre la disparition d'une certaine morale d'État et le triomphe d'une société hédoniste où les volontés de certains adultes priment sur les droits légitimes des enfants», ajoute-t-elle, confirmant l'amalgame qu'elle fait –à tort– entre les «aveux» publics de Frédéric Mitterrand, son homosexualité et la pédophilie.
Des collectifs tels que la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), ajoutent: «L'éducation d'un enfant et en particulier le processus progressif de la découverte et de l'affirmation de son identité sexuelle, exigent plus que de simples "référents" de deux sexes, mais bien la présence d'un homme et d'une femme qui entretiennent une relation stable d'amour. Pour la CNAFC, cette décision de justice démontre la nécessité que le législateur clarifie ce qu'est l'intérêt de l'enfant. La CNAFC demande au législateur de prononcer sans équivoque le droit de l'enfant à avoir un père et une mère et de rappeler formellement que ce droit est premier, il prévaut sur tout "droit à l'enfant".» Le Collectif pour l'enfant, qui prétend représenter une soixantaine d'associations, s'interroge: «On est en droit de se demander si la décision prise par le tribunal n'est pas idéologique, et si ce n'est pas en raison de son homosexualité que cette femme a reçu le droit d'adopter.»
MISE A JOUR 15h40: L'association Familles de France, dans un communiqué, n'hésite pas à parler de «discrimination à l'égard des enfants» et d'une décision «contraire au code civil, au droit de la famille et à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant» (sic), écrit l'association. Qui ajoute: «Sous prétexte de ne pas vouloir discriminer une personne célibataire demandant le droit à l’adoption, le tribunal administratif de Besançon ne s’est par rendu compte qu’il discriminait ainsi l’enfant adopté en lui refusant le droit d’avoir un père et une mère. Comment un tribunal peut-il refuser un père adoptif à un enfant qui n’a déjà pas eu la chance d’avoir son père et sa mère biologique? Pour le tribunal, le désir d’adulte a été plus fort que le droit de l’enfant.»
Photos: DR.
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Besançon: feu vert du tribunal pour l'adoption par un couple de lesbiennes
Par Rédaction mardi 10 novembre 2009, à 10h05 | 1632 vues
En s'opposant au Conseil général du Jura, le tribunal de Besançon a accordé un agrément d'adoption à Emmanuelle et Laurence. MISE A JOUR: Le Conseil général ne fera pas appel, et appliquera ce jugement.
MISE A JOUR 13h: Le Conseil général du Jura a indiqué dans un communiqué qu'il appliquerait le jugement du tribunal administratif de Besançon. Il ne fera donc pas appel.

Le tribunal administratif de Besançon a ordonné mardi au Conseil général du Jura de délivrer «dans un délai de 15 jours» un agrément d'adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle qui se bat depuis 10 ans pour pouvoir adopter un enfant.
«La justice a été juste, elle a étudié notre dossier et non pas le débat», a déclaré à l'AFP Laurence R., la compagne d'Emmanuelle, très émue par cette décision.
Ce jugement «exemplaire» est «une victoire du Droit contre une décision
politique homophobe», du président UMP du Conseil général du Jura, a réagi dans un communiqué Me Caroline Mécary, avocate d'Emmanuelle B.
Le rapporteur public écouté
Le tribunal a suivi fidèlement l'avis du rapporteur public qui lui avait demandé lors de l'audience du 13 octobre d'annuler la décision du Conseil général et de lui enjoindre d'accorder son agrément dans les 15 jours, «sous astreinte de 100 euros par jour de retard» (lire le récit de l'audience).
Les juges administratifs ont estimé que les motifs retenus par le président du Conseil général du Jura ne permettaient pas de «justifier légalement la décision de rejet de la demande d'agrément pour l'adoption présent par Mme B.».
Plus de dix ans de bataille juridique
Depuis 1998, date du premier refus d'agrément, Emmanuelle, 48 ans, avait bataillé jusque devant la Cour européenne des droits de l'Homme pour obtenir le droit d'adopter un enfant que le Conseil général lui refusait obstinément.
Les juges européens lui ont donné raison en janvier 2008 en condamnant la France pour discrimination sexuelle. Ils soulignaient que le droit français autorise bel et bien l'adoption d'un enfant par un célibataire et que la Convention européenne des droits de l'Homme interdit de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle. Forte de cette décision de la plus haute juridiction européenne, Emmanuelle B. réitérait sa demande d'adoption et se heurtait de manière incompréhensible à un nouveau refus du Conseil général au printemps 2008.
«Conforme à l'intérêt de l'enfant»
L'administration jurassienne motivait son refus par le fait qu'il existe «des différences notables (au sein du couple) dans le projet d'adoption, notamment au niveau de l'âge de l'enfant» à adopter et que la compagne d'Emmanuelle B. montrait, selon elle, «peu d'engagement» pour cette démarche.
Dans sa décision, mardi, le tribunal administratif a balayé ces motivations, estimant que «les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt d'un enfant adopté». Les juges administratifs s'appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux qui sont «favorables à la demande d'agrément pour adoption» et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne, dont la démarche en vue d'adoption s'inscrit dans la durée, présente une solidité certaine.
La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également rendu le 5 octobre un avis estimant «discriminatoire» le refus de la collectivité territoriale du Jura.
Avec AFP.
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«Il faut être passionné pour chanter avec les Caramels fous»
Par Sylvain Zimmermann samedi 07 novembre 2009, à 12h25 | 1640 vues
INTERVIEW. Rencontre avec Michel Heim, génial metteur en scène des Caramels fous, à l’occasion de leur nouveau spectacle, «Madame Mouchabeurre», actuellement au Trianon, à Paris.

Les Caramels fous sont de retour avec une nouvelle comédie musicale, Madame Bouchabeurre (une allusion à Madame Butterfly, le célèbre opéra de Puccini). Après La Bête et la Belle ou Les Dindes Galantes, la troupe de chanteurs gays amateurs nous livre une nouvelle histoire délirante – une pauvre bigoudenne se fait engrosser par un capitaine américain en escale –, prétexte à des reprises décalées de Jacques Brel, Bernstein (West Side Story), Michel Polnareff, Elton John, Abba, Mika, Céline Dion… Le résultat: un cocktail détonnant et hilarant très réussi à découvrir jusqu'au 21 novembre sur la scène du Trianon, à Paris, avant une tournée prévue en province. Michel Heim, le génial metteur en scène des Caramels (ci-dessous en médaillon, dans le rôle de la mère Chouchen), dévoile les coulisses de cette folle troupe.
Comment est né Madame Mouchabeurre?
Michel Heim: Pour tout dire, j’avais commencé à travailler sur ce spectacle il y a une dizaine d’années mais cela n’avait pas pu aboutir. Les années ont passé. Et après Les Dindes Galantes (la précédente création des Caramels fous), l’idée de faire une comédie musicale s’inspirant de l'opéra de Puccini m'est revenue. Ce qui me plaisait dans cette histoire, c’était son point de départ: «la femme trahie par un Américain». J’ai transformé l’histoire, et j'ai transporté celle-ci, au fin fond de la Bretagne, dans le village fictif de Plou Her Meur.
Et les marins américains vont bouleverser la vie du village…
Effectivement. Dans le spectacle, on aborde avec humour l’invasion culturelle des Etats-Unis dans notre pays. Il y a une époque que j’ai connue, où l’on ne savait pas ce qu’était le fast-food. Aujourd’hui, c’est incontournable. Il y a une invasion, c’est un fait (rires).
Cela vous permettait aussi de vous amuser avec l’univers des marins qui est très ancré dans l’imagerie gay…
C’est vrai… En tout cas, avec les Caramels, on a toujours essayé de choisir des univers très masculins.
Pourquoi il n’y a pas de femmes chez les Caramels fous?
Depuis l’origine, les Caramels fous, c’est une chorale gay. Mais on s’est posé la question à nos débuts. C’est notre metteure en scène et directrice musicale de cette époque qui a tranché, car elle trouvait mieux de ne garder que des voix masculines. Et puis, on ne voulait pas que cela tourne au spectacle de travelos. Il y a donc rarement des personnages féminins dans nos spectacles…
En tout cas dans Madame Mouchabeurre, le personnage central, est une femme, Gwenda. Tu joues d’ailleurs sa mère, avant d'interpréter sa fille...
Oui, c’est vrai, et j’assume! Cela fait très longtemps que j’incarne des personnages féminins. Et puis, jouer une vieille femme cela passe encore, j’y arrive bien, pour les jeunes filles, par contre, c’est moins évident (rires).
Comment naissent les spectacles des Caramels fous?
On travaille toujours à peu près de la même façon. J’écris d’abord une série de scènes. Ensuite, pour chaque scène, il faut une chanson. On se réunit alors avec les Caramels. Pour Madame Mouchabeurre, on a fait trois, quatre réunions. Chacun propose quelques titres qu’il aime. Et puis, on voit si ça peut coller à l’histoire, à l’ambiance. D’ailleurs, il arrive souvent que durant ces réunions, le scénario d’origine évolue. Il y a beaucoup d’apports des uns et des autres.
Une fois les chansons trouvées et la structure de l’histoire arrêtée, j’écris les paroles. Cela va assez vite en général. En l’espace d’un mois ou deux, j’ai tout écrit. Puis vient la partie la plus longue. Il nous a fallu deux ans pour mettre en scène Madame Mouchabeurre. On répète une fois par semaine et un week-end sur trois. Avant les premières représentations, on chante un week-end sur deux. Le rythme est assez soutenu.
Les Caramels exigent donc un investissement personnel important…
Cela demande beaucoup de temps en tout cas. Il y a des gens qui restent une dizaine d’années chez nous, mais c’est vrai, il y a du renouvellement. Beaucoup de nouvelles recrues ne tiennent pas le coup. Il faut être passionné pour chanter avec les Caramels fous.

Justement, quelles sont les qualités requises pour intégrer votre troupe? Doit-on forcément être un bon chanteur?
En premier lieu, il ne faut pas chanter faux. Après, dans nos spectacles, il y a beaucoup de chorégraphies. Impossible d’être coincé, toute nouvelle recrue doit savoir utiliser son corps! (Rires.) Nous sommes obligés d’être exigeants. Notre mode de fonctionnement est finalement assez proche de celui d’une troupe professionnelle. Pour intégrer les Caramels, il faut donc faire ses preuves. On ne devient pas starlette du jour au lendemain!
Propos recueillis par Sylvain Zimmermann.
Madame Mouchabeurre, jusqu'au 21 novembre, au Trianon, à Paris.
Photos: Annemiek Veldman
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Paris élue «ville la plus sexy au monde»!
Par Rédaction jeudi 05 novembre 2009, à 14h05 | 5657 vues
Le site américain de tourisme gay TripOut.com vient de remettre les toutes premières récompenses pour les hot spots de la planète. Surprise: Paris est la première, devant Buenos Aires, au classement des villes les plus sexy! Découvrez le palmarès dans toutes les catégories.
Cocorico! Le sex-appeal des gays de Paris a propulsé la capitale au rang d'«endroit le plus sexy au monde» dans un sondage internet. C'est le résultat des tout premiers TripOut Gay Travel Awards, récompense remise par le site américain TripOut (propriété de Viacom, qui édite notamment la chaîne de télé Logo et les sites web AfterEllen et AfterElton).
Une présélection avait été faite par dix-huit journalistes et éditeurs de voyage LGBT. Pendant deux mois, les visiteurs du site avaient pu voter et le fruit de plus de 100.000 votes vient tout juste d'être révélé. Alors, face à un tel score, on n'a que ceci à dire: «Thank You Guys!»
La liste complète des vainqueurs:
Ville la plus sexy: Paris (le Marais)
Également nommés:
Buenos Aires (quartier Palermo)
Fort Lauderdale (ses plages et les bars)
Las Vegas (n'importe quelle chambre d'hôtel)
Madrid (le quartier de Chueca)
Mykonos (Elia Beach)
Meilleure destination internationale: Rio de Janeiro
Également nommés:
Barcelone
Buenos Aires
Londres
Montréal
Sydney
Meilleure destination américaine: New York
Également nommés:
La Nouvelle-Orléans
Philadelphie
Portland
Provincetown
San Francisco
Meilleure nouvelle destination: Curaçao (Antilles néerlandaises)
Également nommés:
Bogota (Colombie)
Croatie
Bombay
Santiago
Shanghai
Meilleur bar gay: The Abbey, Los Angeles
Également nommés:
Exit, Amsterdam
Heaven, Londres
Le Drugstore, Montréal
Sidetrack, Chicago
The Week, Rio et Sao Paulo
Meilleur événement ou soirée gay: la gay pride de Madrid
Également nommés:
Le Dinah Shore, Californie
Le Burning Man, Névada
La gay pride de Toronto
La gay pride d'Amsterdam
Le Mardi gras de Sydney
Autres catégories:
Meilleur tour opérator LGBT (gagnant: Atlantis Events),
Meilleure compagnie aérienne (American Airlines),
Meilleure chaîne d'hôtels (W Hotels),
Meilleure chaîne de luxe (Wynn à Las Vegas).
09 novembre 2009
Election Mister Stud 2009 à TOURS
Un vif succès pour cette élection 2009 de Mister Stud au Bar Le Stud, 84 rue du Commerce à TOURS. Les photos prochainement disponibles sur le site du Stud http://thestud.free.fr
