25 avril 2009
Infos Tetu.com
Une expérience homo ?
Oui, pour 6% des Français
C'est en tout cas le résultat de l'étude Sofres publiée cette semaine, qui se penche sur la sexualité des Français.
Le Nouvel observateur et RTL ont publié cette semaine les derniers résultats de leur enquête régulière sur la sexualité des Français, réalisée par la Sofres. Pour ce qui concerne l'homosexualité, on apprend que 9% des personnes interrogées ont déjà éprouvé du désir pour une personne du même sexe. Quant à ceux qui déclarent être déjà passé à l'acte, entre ceux pour qui c'est arrivé rarement (2%), de temps en temps (1%) et souvent (3%), ont obtient un total de 6% des personnes interrogées.
Amusant paradoxe, si les femmes sont plus nombreuses que les hommes à déclarer une attirance pour le même sexe (11% contre 8%), ce sont les garçons qui dépassent d'une courte tête les filles en ce qui concerne le passage à l'acte (6% pour ces messieurs, 5% pour ces dames).
Les affranchis, un «sexotype» plus gay-friendly
Pour mener son étude, la Sofres distingue quatre «sexotypes» : les tradis, pour qui la sexualité est avant tout liée à la procréation, les romantiques conformistes pour qui l'amour est une notion prépondérante, les amants fidèles qui ont un fort besoin de sexualité mais qui ne l'envisagent qu'au sein du couple, les décomplexés tranquilles, qui sont curieux de nouvelles expériences, et enfin les affranchis, qui ont un rapport «plus débridé» avec la sexualité. C'est dans ce dernier groupe que l'on trouve, selon la Sofres, les pratiques sexuelles les plus gay-friendly : 20% de ceux qui le composent reconnaissent avoir éprouvé du désir pour une personne du même sexe, et 15% avoir eu une relation homosexuelle.
L'étude est consultable ici, et l'étendue des sujets abordés est étonnante. Exemple : c'est dans l'air du temps, il fallait bien une question sur la crise. Et l'on est rassuré d'apprendre que pour près de la moitié des Français, l'effondrement des bourses n'a pas eu d'impact sur la fréquence de leurs rapports sexuels. Un quart d'entre eux tout de même avoue faire moins souvent l'amour qu'avant. A noter enfin que 7% des personnes interrogées déclarent au contraire avoir des rapports sexuels plus fréquents. Les oubliés de la crise ?
22 avril 2009
Agression homophobe à PARIS
Trois hommes gays ont été victimes d'une violente agression devant la mairie du 3e arrondissement de Paris, lundi, provoquant l'émotion des élus locaux.
Le Centre LGBT de Paris s'est ému, hier, d'une agression homophobe violente qui s'est déroulée lundi en plein centre-ville de Paris. Trois hommes gays âgés de 27 à 46 ans (un journaliste genevois et deux de ses amis parisiens) en ont été victimes alors qu'ils se promenaient devant la mairie du 3e arrondissement.
Quinze individus, âgés approximativement de 17 à 21 ans, les auraient alors pris à partie, les traitant de «sales pédés», les encerclant puis leur portant des coups de poings et de pieds.
Bande habituée des lieux
Selon les témoignages recueillis par l'association, les agresseurs étaient particulièrement haineux et seule l'intervention d'une patrouille de policiers du commissariat du 3e leur a permis de s'en sortir avec des blessures légères. En se dispersant, les agresseurs auraient proféré de nouvelles menaces en interdisant à leurs victimes de remettre les pieds dans le quartier.
Lorsqu'ils ont porté plainte mardi matin, les policiers de l'arrondissement leur auraient déclaré que la bande était habituée des lieux.
Lieux de sorties
Le Centre LGBT de Paris Ile-de-France demande aux autorités «de prendre des mesures spécifiquement adaptées à ce type de délinquance homophobe qui peut se produire à l'encontre de personnes LGBT mais également des femmes, dans ces arrondissements qui ne sont pourtant pas considérés comme des quartiers sensibles, mais comme lieux de sorties, en particulier mais pas seulement, des personnes LGBT».
Des élus de l'Hôtel de Ville se sont manifestés hier pour assurer de leur soutien les victimes et l'association, et ont souligné vouloir être vigilants sur les suites policières et judiciaires à venir. Christophe Girard, adjoint (PS) du maire de Paris, a transmis un message aux victimes, affirmant notamment que «cette situation n'est pas acceptable dans une capitale comme Paris». La députée Martine Billard (Verts) et des élus socialistes du 3e arrondissement ont fait de même. Des questions précises posées au préfet de police seraient également prévues pour le prochain Conseil de Paris.
17 avril 2009
Homophobie neo nazi a TOURS ?
La rumeur enfle à Tours et au-delà via Internet : un concert de RAC, le rock anti-communiste, surnom officiel de la musique néo-nazie, serait programmé dans la ville samedi 18 avril. Des flyers circulent de site en site mais le lieu exact de la petite sauterie n'est évidemment pas indiqué.
Comme souvent avec ce genre de concert, tout passe par le bouche-à-oreille, il n'y a pas de communication officielle. Mais le label de musique Patriote Productions, qui produit un des groupes programmés, confirme la tenue de l'événement.
Supériorité de la race blanche et néo-nazisme
Le RAC, à ne pas confondre avec le RIF, le rock identitaire français, est prisé des crânes rasés portant bombers et rangers, généralement adeptes du salut nazi doublé d'un « Sieg Heil ». Cette branche des skinheads s'appelle les boneheads.
Sur les sites où le flyer circule, on parle de guest stars et de surprises pour le grand soir. La tête d'affiche est déjà honorable pour les fans de RAC. Lemovice voit sa page Myspace régulièrement interdite. Extraits de leur prose :
« Je vous inspire la terreur, je suis au service du Führer. (…) Je suis fier d'être nazi, je rends service à mon pays. (…) L'Europe sera sauvée, brandissons la croix gammée. »
Frakass, originaire de Lyon, chante, entre autres :
« Jeunes blancs et fiers de l'être, nous combattons pour l'Occident (…) Dans toute ta cité, plus rien n'est à toi, ça pue l'étranger : proteste. Bleu blanc rouge, lève toi défend toi, conteste, bats toi »
Les titres des chansons de Brutal Attack sont assez clairs pour comprendre l'idéologie générale du groupe : « Fierté blanche, passion blanche » ou « Enfant aryen ».
Enfin, Bunker 84, groupe phare du RAC dans les années 80, pourrait se reformer à l'occasion du concert. Juste pour le plaisir de réentendre :
« Gloire à toi nationaliste, gloire à toi le skin NS, gloire à toi oh fasciste, gloire à toi Waffen SS ».
Les antifas au taquet
Pour contrer la potentielle déferlante de néo-nazis à Tours, les antifas (antifascistes) et la direction départementale de la sécurité publique sont sur les dents. Le collectif antifasciste 37 explique :
« Nous avoons mailé en masse et envoyé par courrier, aux militants antifas, aux politiques, aux mairies, conseil général, un texte explicatif sur le RAC et une lettre de mobilisation. »
Dans cette dernière, le collectif avertit :
« 100 à 300 personnes pourraient se déplacer pour assister à ce concert : un groupe anglais est de la partie, et la reformation d'un groupe “ historique ” des années 80 risquent d'attirer des néo-fachos de toute l'Europe !
« Relayer ces infos au maximum, pour que ce concert n'ait pas lieu, ni ici ni ailleurs et à être réactifs et solidaires : les fachos ne doivent pas pouvoir reprendre nos rues, attaquer nos luttes, pourrir nos espaces et nos vies. »
De son côté, la direction départementale de la sécurité publique, qui suit l'affaire depuis une semaine, assure que :
« Le nécessaire sera fait. Des recherches sont en cours, mais sans connaître le lieu exact du concert, on ne peut rien faire. »
L'emplacement de la soirée est en effet déterminant. Les soirées des boneheads se tiennent parfois dans des lieux privés, afin que l'événement ne puisse pas être annulé.
