26 novembre 2008

Le retour de la cage aux folles au théâtre
25 novembre 2008
Infos Tetu.com
France (Théâtre)
«La cage aux folles» de retour sur scène avec Clavier et Bourdon
La cage aux folles, mythique pièce de boulevard de Jean Poiret créée en 1973 avec Michel Serrault, sera de retour à l'affiche en septembre 2009 avec Christian Clavier et Didier Bourdon, a annoncé lundi à l'AFP le producteur et directeur de théâtre Jean-Claude Camus.
Dès le 15 septembre, sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin, Didier Bourdon reprendra le rôle d'Albin/Zaza créé par Michel Serrault et avec lequel ce dernier avait décroché le César du meilleur acteur dans le film adapté de la pièce. Christian Clavier sera Georges (Rénato au cinéma).
Pierre Mondy qui avait signé la mise en scène originale de la pièce, est à nouveau enrôlé. «Il y a longtemps que je rêvais de monter cette pièce magnifique. Avec Caroline Cellier, la veuve de Jean Poiret, et leur fils Nicolas, on cherchait avec beaucoup d'exigeance le! casting idéal», a indiqué M. Camus.
«Nous avons fait une lecture avec Clavier et Bourdon qui nous a entièrement convaincus. Pierre Mondy qui a, bien sûr, toutes les ficelles de l'histoire, a accepté la mise en scène», a ajouté le directeur du Théâtre de la Porte Saint-Martin, précisant que le texte ne sera pas réadapté, conformément à la demande des ayants-droit de Jean Poiret.
La cage aux folles est le prolongement au théâtre d'un célèbre sketch de Poiret et Serrault créé dans les années 50 dans les atours d'un couple d'antiquaires homosexuels. Les ressorts humoristiques reposent sur une préciosité exagérée et caricaturale, contestée par une partie des homosexuels. La pièce a été jouée près de 2.000 fois au théâtre, réunissant près d'un million de spectateurs. En 1978, Edouard Molinaro avait porté la pièce à l'écran avec Michel Serrault ! et Ugo Tognazzi, avant deux suites et un remake américain, The Birdcage avec Robin Williams.
France (Société)
Couleurs Gaies soutient... l'Église
Avec ironie, l'association LGBT de Metz «assure l'Église catholique de toute sa solidarité» face aux nouveaux propos tenus par Gérard Longuet. > lire la suite
Autriche (Politique)
Pas de pacs en vue pour le nouveau gouvernement
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États-Unis (Cinéma)
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21 novembre 2008
Infos Tetu.com
France (Société)
Cette fois, «Edvige» est bien morte
Le gouvernement a publié au Journal officiel d'aujourd'hui, jeudi 20 novembre, le décret portant retrait de celui du 27 juin, qui avait créé le fichier Edvige. Ce retrait intervient trois semaines après l'ordonnance du juge des référés du Conseil d'État qui avait refusé de suspendre le décret, considérant qu'il n'y avait «pas d'urgence» à le suspendre puisque le gouvernement s'était engagé à procéder à ce retrait. Pour rappel, devant le juge, le gouvernement avait soutenu que ce retrait devait intervenir «de façon imminente» (lire article du 29 octobre). Trois semaines après: il était temps, diront certains. On attend à présent la publication du décret créant le fichier EDVIRSP, qu! i doit remplacer Edvige et est actuellement examiné par la Cnil.
Le retrait d'Edvige est «une première victoire qui n'altère pas notre vigilance», a commenté dans un communiqué Hussein Bourgi, président du Collectif contre l'homophobie, une des associations du collectif Non à Edvige, qui s'était mobilisé durant l'été. «Le gouvernement a déjà annoncé sa volonté de remplacer ce fichier par une version remaniée dont nous contestons certaines rubriques. Nous attendons avec intérêt la publication du décret créant ce nouvel outil pour l'attaquer, en cas de besoin, devant les juridictions compétentes», a -t-il averti.
SOS homophobie, association qui est membre depuis octobre du groupe hebdomadaire de travail sur les fichiers de police et de gendarmerie (réuni par le Ministère de l'Intérieur), y a soutenu le projet de retrait. Elle rappelle que «EDVIRSP exclut désormais le r! ecueil d e données controversées, notamment l'orientation sexuelle» et assure qu'elle restera vigilante à ce sujet.
Lire aussi Fichier Edvige: toute l'enquête de «Têtu»
États-Unis (Droits)
La cour suprême de Californie accepte de se prononcer sur la Prop 8
L'audience devrait se dérouler en mars 2009. En attendant, la proposition contre le mariage gay n'est pas suspendue. > lire la suite
États-Unis (Action)
Un poing levé, nouveau symbole du mouvement gay
L'artiste qui a signé les posters Obama a réalisé l'affiche du mouvement contre la Prop 8 en Californie. > lire la suite
France (Télévision)
L'audience de «Clara Sheller» déçoit
Avec 3.699.000 téléspectateurs soit 13,4% de part de marché (PDM), la série a fini troisième de la soirée, mercredi, derrière TF1 et France 3. > lire la suite
18 novembre 2008
Dispositif de dépistage rapide pour les Gays
Ça bouge du côté du dépistage. Et beaucoup diront: il était temps. Le dispositif des Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), vieux de 20 ans, ne répond plus aux nouvelles demandes, notamment en terme de rapidité de rendu des résultats. Demain, l'Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) organise une conférence de presse sur les nouvelles approches en matière de dépistage rapide et ciblé, en présence du Pr Françoise Barré-Sinoussi (prix Nobel de médecine) et de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
À la veille de cette annonce, Aides lance à Montpellier, sous l'égide de l'ANRS, COMTEST, le premier essai sur des tests rapides du VIH pratiqués dans le cadre associatif et pour une population ciblée, les homosexuels (lire notre précédent article). Les tests rapides permettent de délivrer un résultat en une demi-heure contre une semaine dans les CDAG.
Après Montpellier, l'essai sera étendu à trois autres villes: Lille (février 2009), Bordeaux (avril 2009) et Paris (juin 2009). Des résultats intermédiaires sont attendus à l'automne 2009.
Jean-Marie Le Gall, responsable scientifique de Aides, nous explique les enjeux de cet essai.
Quelles ont été les difficultés particulières pour mettre en place COMTEST?
La difficulté majeure a été de faire entendre que des acteurs issus de la communauté pouvaient s'organiser pour prendre en charge un nouvel aspect de leur santé sans pour autant vouloir empiéter sur d'autres domaines de compétences. Nous nous plaçons sur le registre du dépistage et non du diagnostic qui lui relève, fort logiquement, des soignants dans notre pays. L'autre difficulté, plus technique, n'en a pas été une grâce au soutien de Yasdan Yazdanpanah [professeur au CHU de Tourcoing, ndlr], qui a accepté sans réserve d'être l'investigateur principal de l'essai et grâce à l'engagement de l'ANRS qui a contribué à aplanir les obstacles dans le montage et la rédaction d'un projet de recherche bio-médicale.
Qu'attendez-vous concrètement de l'essai COMTEST?
Cet essai devrait contribuer à faire diminuer les obstacles à la connaissance la plus précoce et la plus renouvelée possible de son statut sérologique chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH). Nous espérons pouvoir accompagner les personnes à rester séronégatives pour celles qui le sont toujours et permettre à celles qui sont devenues séropositives de réduire les risques de transmission secondaire en adaptant leurs pratiques sexuelles et en accédant aux soins. Concrètement, nous espérons que les HSH qui en ressentent le besoin iront se faire dépister autant de fois qu'ils estiment cela nécessaire sans crainte d'être jugés.
Comment comptez-vous faire connaître l'existence de ce nouveau dispositif de dépistage rapide aux homosexuels?
La communication repose en premier lieu sur les rencontres et les liens créés dans les actions de prévention menées auprès des HSH. Nous nous appuierons également sur une communication ciblée dans les communautés gays des villes où le dispositif est implanté. Enfin, nous comptons sur des relais médiatiques pour assurer une communication plus large. L'évaluation de la diffusion de cette offre de dépistage fait partie intégrante de l'étude.
Comment se dérouleront les consultations pré et post test?
Elles seront conduites selon un schéma théorique qui s'appuie sur "l'approche motivationnelle": il s'agit d'accompagner au mieux les HSH dans leurs intentions de limiter leurs risques d'exposition au VIH et de rester séronégatifs.
Pensez-vous qu'à terme, les dépistages rapides vont supplanter les dépistages classiques?
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé d'octobre 2008 reconnaissent à la fois la place et l'intérêt des tests de dépistage rapide (TDR) notamment dans le cadre de programmes faisant l'objet d'une évaluation, mais aussi les limites des tests actuels, essentiellement en terme de délai de détection de la séroconversion : trois mois versus six semaines pour les tests combinés Ag-Ac. Les TDR ont vocation à s'inscrire dans une offre complémentaire du dépistage conventionnel.
Quelle différence entre les tests rapides et les tests pratiqués juste après une prise de risque?
Dans COMTEST, nous détectons les anticorps dirigés contre le VIH. Ceux-ci ne seront "visibles" qu'au bout de trois mois après l'exposition. Il nous semble important de ne pas contribuer à la confusion fréquente entre les tests à résultats rapides, que nous pratiquerons, et des tests "rapides" après l'exposition au VIH, qui eux, détectent directement la présence du virus dans le sang.
Propos recueillis par Christophe Martet (magazine YAGG)
17 novembre 2008
15 novembre 2008
France (Société)
La Cour de cassation blanchit Vanneste
La Cour de cassation a blanchi mercredi le député UMP du Nord Christian Vanneste (photo) et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu'il n'avait pas dépassé les limites de la liberté d'expression. En janvier 2006, le tribunal correctionnel de Lille avait condamné M. Vanneste à 3.000 euros d'amende, ainsi qu'à 2.000 euros de dommages et intérêts à verser à SOS-Homophobie, Act-Up Paris et au Syndicat national des entreprises gays (Sneg). Le 25 janvier 2007, la cour d'appel de Douai (Nord) avait confirmé cette décision.
Estimant qu'«un parlementaire est investi d'une parcelle de la souveraineté nationale» et que «sa liberté d'expression est une condition de la démocratie et de l'Etat de droit», M. Vanneste avait formé un pourvoi en cassation.
L'affaire était née de la vive opposition de M. Vanneste à la loi du 30 décembre 2004, réprimant les injures et discriminations homophobes au même titre que les injures et discriminations racistes ou sexistes. M. Vanneste avait notamment affirmé dans la presse régionale que l'homosexualité était «inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité.» Allant contre l'avis de l'avocat général, qui le 14 octobre avait conclu au rejet de ce pourvoi, la chambre criminelle a «cassé» mercredi la décision de la cour d'appel, sans même renvoyer le dossier devant une autre cour d'appel.
«Si les propos litigieux, qui avaient été tenus dans la suite des débats et du vote de la loi du 30 décembre 2004, ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression», a ! considéré la cour suprême. «! C'est un e décision de grande ampleur dans la mesure où la plus haute juridiction sanctionne l'ensemble de la procédure et des poursuites au regard de la protection de la liberté d'expression», a réagi l'avocat de M. Vanneste, Me Eric Morain, saluant «l'aboutissement d'un long combat judiciaire.»
France (Société)
Caroline Mécary: «Christian Vanneste est inférieur moralement à la loi contre l'homophobie!»
L'une des avocates des associations plaignantes contre le député du Nord accueille «avec colère» la décision de la Cour de cassation. > lire la suite
France (Société)
Quatre ans après, Christian Vanneste regrette... un peu
Le député UMP du Nord a exprimé certains regrets tout en se félicitant de l'annulation de sa ! condamnation pour propos homophobes. > lire la suite
France (Société)
Vanneste blanchi: «Trois millions d'homosexuels sont consternés»
«La décision de la Cour de cassation semble relever d'un autre âge», déclarent les associations qui avaient porté plainte. > lire la suite
